La Ferté-Bernard/ Débat d'orientation budgétaire: les commentaires du maire
C’est dans le contexte nationale d’une conjoncture qui reste marquée par les stigmates de la crise – une croissance positive modeste, un chômage en baisse mais dont les créations d’emploi n’ont pas encore permis de compenser les suppressions de l’année 2009, une situation des comptes publics dégradées par le nécessaire soutien à l’économie – que le conseil municipal a débattu ses orientations budgétaires.
Le conseil devra composer avec des dotations servies par l’Etat aux collectivités gelées pour une durée de trois ans. Autant dire que la rigueur continue à être de mise : « Grâce aux efforts conjoints des élus et des personnels municipaux, nous avons pu diminuer nos dépenses de fonctionnement de 6,5 % en deux ans sans pour autant affecter le bon fonctionnement des services offerts à la population. Je n’ai pas l’intention de lâcher la bride en 2011, précise Jean-Carles Grelier, maire. Dans le cadre d’une nouvelle procédure d’élaboration du budget, nous allons avoir avec des services municipaux un dialogue que je souhaite direct et franc. Un dialogue au cours duquel chaque dépense mais aussi chaque projet va être passé au crible de l’efficience des deniers du contribuable. »
Pour la 2e année de suite, l’autofinancement va dépasser 2,3 millions d’Euros. Un autofinancement cumulé qui permettre d’autofinancer près de 60 % des dépenses d’investissements : des scores jusqu’à présent jamais atteint.
Si lors de la prise de la mandature, le conseil envisageait réaliser des emprunts à hauteur de 1,5 millions d’€/ an, soit 4,5 millions d’€ sur trois ans, les emprunts actuellement réalisés sont de 2,8 millions d’€, tout en diminuant la dette par habitant de 300 € en trois ans.
Les réalisations en prévision
Le budget sera marqué par le lancement des travaux de la future médiathèque. « L’année 2011 verra aussi la mise en chantier de la rénovation du centre Maurice Loiseau. Pas juste un coup de badigeon, mais une opération de réhabilitation en profondeur, de l’ampleur de celle que nous avons conduite sur la salle Gérard Dutertre, explique Jean-Carles Grelier. Bien sûr, Josette Jacob comme moi sommes conscients de la gêne que ces travaux ne vont pas manquer de provoquer à certaines associations sportives. Je veux ce soir les assurer que nous allons tout mettre en œuvre pour que l’essentiel des travaux puisse être réalisé sur la période estivale, celle où il y a moins d’entraînements et plus de compétition. Mais avec la meilleure volonté du monde, je n’ai pas trouvé la solution miracle qui consisterait à effectuer des travaux sans immobiliser les locaux quelque temps. »
La commission jeunesse et sports se penchera aussi sur la rénovation des vestiaires du club de football.
Dans le secteur de l’économie et de l’emploi, il y aura l’achèvement de la zone de la Monge et de la pépinière Artec développement. Des contacts sérieux sont déjà pris.
Dans le domaine commercial, il y aura de l’évolution dans les mois à venir : le permis de construire du futur magasin Super U vient d’être déposé et la commission départementale s’y penchera le 13 janvier prochain.
Les travaux dans les écoles se poursuivent
L’effort en direction des établissements scolaires va se poursuivre en maintenant pour la 3e année de suite l’investissement à hauteur de 110 000 €. « A ce jour nous avons remplacé près de 50 % des menuiseries extérieurs pour assurer un meilleur isolation et diminuer nos dépenses de chauffage. Il nous reste la moitié du chemin à parcourir et nous n’avons pas l’intention de baisser la garde. »
Cette année, une dotation de 150 000 € sera affecté aux travaux de voirie.
« Nous allons poursuivre notre politique de création de liaisons douces en cœur de ville en créant une nouvelle transversale Carnot/ Ronsard qui traversera le jardin de l’actuelle bibliothèque pour longer la rivière jusqu’à rejoindre la rue Pierre de Ronsard. »
Les recettes pour équilibrer le budget
« J’ai l’intention de vous proposer comme les années passées, une hausse modéré de notre fiscalité directe locale, hausse située dans une fourchette de l’ordre de 1 à 1,5 %. Il s’agira simplement d’adapter nos recettes à nos dépenses sans aller au-delà de ce qui est nécessaire. La fiscalité est aussi un sujet sur lequel la responsabilité doit l’emporter sur toute autre considération. Il ne sert à rien de pleurer, comme je l’entend ici ou là, sur le désengagement de l’Etat ou sur les transferts de compétences. La situation des comptes publics est une responsabilité partagée qu’au finale, ce sont toujours les contribuables qui paient, » constate Jean-Carles Grelier